Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 16:01
J'ai déjà manifesté ma réprobation sur l'organisation de ce débat qui est parfaitement indigne de la République.

Et ce n'est pas parce qu'on le désaprouve qu'on a rien à dire, bien au contraire.

Ce désaveu repose sur plusieurs constatations.

Tout d'abord il est organisé par le pouvoir en place en vue de récupérer des voix lors de la prochaine consultation éléctorale. Il s'agit donc d'un débat circonstanciel dont le seul but est de ramener dans le giron de l'hyper-président les suffrages de ceux qui représentent l'électorat d'extrême droite, convaincus idéologiques, les moins nombreux, et surtout pauvres types déboussolés, livrés au shéma les plus simplistes donc aux extrêmismes les plus activistes et les plus préniant, ceux qui gangrainent la société française.

Il est organisé par le pouvoir en place qui s'est arrogé le droit d'organiser un tel débat alors que celui-ci n'a rien à voir avec une posture politique quelle qu'elle soit mais appartient à la société toute entière.

Ce débat n'a pas à être décidée par le politique qui par nature ne peut que l'instrumentaliser, mais relève de la société civile, éclairée par les historiens, les philosophes, les associations et les citoyens eux-mêmes.

De plus un tel débat, sous la houlette d'un ministère qui s'inscrit tout droit dans "1984" ou encore "le meilleur des mondes" est une pure infamie et en aucun cas nous ne pouvons le cautionner .

Qui plus est, le lieu symbolique choisi n'est pas le fruit du hasard.

Les préfectures, symbôles du pouvoir d'en haut, encore plus régalien sous le nouvel hyper-président, renforcent cette sorte d'injonction faite aux citoyens de ce pays et disqualifient d'autant tout le dispositif mis en place, dans son principe comme dans son organisation, comme dans sa symbolique.

Il y a urgence pour tous les démocrates de se démarquer de cette entreprise en refusant cette injonction de faux débat, tout en assurant un véritable débat sur la place publique pour nourrir ce qui devrait être une véritable reflexion citoyenne sur le sujet...

... pendant ce temps la commission des finances de l'Assemblée a voté le principe de taxation des indemnités journalières des salariés en souffrance selon le principe j'amuse la galerie, je récupère des voix et j'enfonce la République dans l'indignité tout azimut...

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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 18:58
Il est frappant de constater que la posture du pouvoir en place c'est l'état de siège permanent dans lequel ces stratèges de la politique plonge le pays qui en dit long sur leur véritable projet politique qui tourne à la skyzophrénie.

En cette période de célébration de la fin du mur de Berlin et de la fin du régime dictatorial de la RDA, je ne puis m'empêcher de constater qu'en fin de compte, au bout du bout, le modèle que le pouvoir en place essaie d'imposer au pays ressemble étonamment à cette société empesée, méfiante, repliée sur elle même, stigmatisant les autres, l'étranger du dehors, l'étranger de l'intérieur, bref la même skyzophrénie, le même enfermement mental, la même régression.

Vous trouvez que j'exagère, que je délire ?

Les exemples, les preuves par 9 sont pourtant légion.

Le dernier en date est tout à fait édifiant. Il est lancé par le titulaire du ministère de l'intérieur qui propose ni plus ni moins d'imposer un couvre-feu sur les ado de moins de 13 ans, ce qui nous ferait rire si, derrière cette nouvelle proposition on ne trouvait pas le même fil de trame d'une politique à la vichy, rétrograde et indigne, qui démontre en plus l'incapacité du pouvoir actuel de trouver en réalité de vraies solutions au désespoir de notre jeunesse.

C'est vrai qu'il est plus difficile d'élaborer de vraies solutions d'avenir, ce pour quoi ils ont été élu, que de tenir des propos xénophobes lors de convention intra muros.

A propos vous devez savoir que dorénavant le signalement d'une voiture avec deux personnes d'apparance basanée a changé depuis les propos indignes du dit quidam.

La police parle dorénavant de manière très policée en signalant par exemple un véhicule suspect avec 2 Auvergnats à bord.Nouvelle sémantique que l'on doit au dit quidam !!!

Même la police trouve cette proposition totalement fantaisiste et irréalisable... c'est dire.

Si on résume bien, les étrangers, chez eux, les enfants de moins de 3 ans regroupés en deux catégories, les bons et les futurs délinquants, les chomeurs, des fainiants qui ne veulent rien faire, les malades, des gens qui coûtent trop cher, les syndicalistes, de dangereux agitateurs, les ados, des délinquants nocturnes... j'en passe et des meilleurs.

Bref le pouvoir en place organise l'état de siège permanent de la société française, de la même manière que tout pouvoir liberticide qui se méfie des citoyens et porte plus ou moins clairement un projet qui organise tous les enfermements possibles et imaginables de la société qu'il est censé au contraire, conduire vers le progrès.

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 17:39
Si le Grand Turc visitait aujourd'hui la France, comme il le fit à l'époque de Louis XIV comment pourrions nous répondre à la question :" qu'est ce que l'identité nationale" ?

Certes il n'est pas question ici de faire du félon du ministère du même nom et de l'indignité notre tête de turc car en vérité il ne mériterait même pas cet honneur.

Ne soyons pas dupe de ce faux débat qui n'a qu'un seul objectif, récupérer les voix de droite et surtout d'extrême droite avant les prochaines régionales, et accessoirement nous faire oublier les multiples déboires du pouvoir en place qui profite certes de la désunion de la Gauche, mais qui redoute néanmoins une explosion populaire tant le mécontentement est grand.

Comment est on Français ?

Il faut bien répondre que tous les français le sont, suite à un hasard de l'histoire plus ou moins prôche et cela ne change rien à l'histoire, tout comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir.

Etre français , cest le fruit du hasard, tout comme être togolais, maltais, chinois ou américain. C'est comme cela et on ne peut rien y faire.

C'est pourquoi organiser un débat sur l'identité nationale me semble totalement ubuesque à moins d'avoir des arrières  pensées électoralistes comme c'est le cas dans cette affaire.

On est français par hasard et il n'y a pas de quoi en faire un plat, sauf pour ceux qui auraient choisi de le devenir par choix personnel et qui se trouvent parmi ceux qui ont émigrés chez nous.

Paradoxe de l'histoire saisissant qui a de quoi nous faire hurler de rire.

S'interroger sur ce qui fait la cohésion nationale, sur les valeurs communes que des citoyens d'un pays appellé France acceptent de partager, de valoriser et de défendre me semble bien plus intéressent et productif.

C'est ce débat là qu'il convient de proposer en le dissociant totalement avec les émigrés et les arrières pensées franchouillardes si chères au régime de vichy et de ses émules de tout crin.

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 16:59
Il n'a sans doute échappé à personne que le nouveau mode éléctoral en cours de validation par la droite est plein de traitrise à l'egard du peuple de ce pays.

L'une d'entre elles va réduire à néant des années d'effort pour tenter, ô certes très laborieusement, de combler le retard abyssinal de la parité homme/femme dans les institutions territoriales.

Or, le nouvel et anti démocratique système, élaboré par le pouvoir en place, va anéantir tous ces efforts.

En effet l'élection des futurs conseillers territoriaux sera sur un mode de scrutin uninominal, et non plus sur listes.

De ce fait, alors qu'actuellement une timide représentation des femmes s'opérait dans les Conseils Régionaux et pouvait nous laisser espérer dans les prochaines années une véritable équité entre hommes et femmes, le nouveau scrutin va purement anéantir cette espérence.

Comme il n'y aura plus de liste, il n'y aura plus d'obligation de mixité et on peut s'attendre, à quelques exeptions prés, que les femmes vont être purement et simplement chassées de ces instances et que les hommes vont à nouveau s'accaparer, comme pour le passé de la quasi totalité des postes.

Ceci n'est pas une vue de l'esprit quand on observe que les parti, notamment et essentiellement ceux de droites au demeurant, préfèrent payer des millions de pénalités plutôt que de se soumettre à l'obligation de parité qui leur est imposée par la loi.

Vous devinez ce qu'il en sera quant aucun dispositif ne l'exigera, ce qui est le cas avec ce nouveau mode électoral.

En bref nous allons assister à un recul démocratique majeur de notre société et les femmes qui représentent plus de la majorité de la population du pays vont à nouveau et quasi légalement être boutées de la vie politique française.

Une vraie régression démocratique et sociologique devant laquelle le Général De Gaulle va se retourner dans la tombe, lui qui avait légiféré pour que les femmes françaises puissent voter, en 1948.

Il est vrai que ceux qui se réclament du gaullisme en ont depuis longtemps été les fossoyeurs.

Ce système éléctoral va non seulement éliminer les femmes, mais il va aussi éliminer tous ceux qui n'appartiennent pas au sérail, tous ceux qui ne sont pas les fils de, tous ceux qui ne sont pas des privilégiés.

Il sera encore plus difficile pour les nouveaux venus de se faire une place, de conquérir un siège, bref le pouvoir en place organise un mode de représentation qui lui permet d'interdire au peuple d'accéder à la gestion des affaires, réservant celle-ci à une élite qui representera une toute petite minorité et qui s'accaparera tous les pouvoirs encore plus que par le passé.

Rarement on aura vu en France, depuis la création de la République une telle captation du pouvoir entre quelques mains.

Celui-ci est totalement anti-démocratique, de type monarchique, met en place des structures qui seront contrôlées par les représentants d'une minorité de privilégiés qui constituent une sorte de nouvelle noblesse se gavant de privilèges et d'avantages sur le dos de l'ensemble de la population de ce pays.

Oui, ce projet est un vrai danger pour la démocratie et il faut en prendre conscience et l'expliquer à nos concitoyens.

Nous pouvons clairement parler ici de pouvoir liberticide puisqu'il attente en réalité aux libertés.

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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 11:25
Décidement cette modification des structures territoriales que sont les Conseils Généraux et Régionaux, pour ne pas dire cette manipulation, ce trucage est très révélatrice de la mentalité du nouveau pouvoir pour tout contrôler, tout diriger, sans partage.

Comme nous l'avons vu, le but de la manoeuvre est clair.

Il s'agit pour lui de limiter, drastiquement, le nombre de citoyens qui participent à la gestion de ces structures décentralisées qui, comme par hasard sont l'un des rares contre-pouvoirs réels à l'hyper-Président, le parlement étant, pour le moment, dominé par ses marionnettes, ses courtisans, ses gnomes.

On remarquera cependant que le charcutage opéré par les sbires de ce dernier a pour unique ambition de renforcer encore plus son emprise sur le parlement qui de croupion deviendra purement et simplement la chambre d'enregistrement docile et servile d'un pouvoir quasi absolu et totalement liberticide.

Il faut, avec force, dénoncer ce type de charcutage partisan destiné à faire reculer la démocratie et à péréniser le pouvoir de plus en plus absolu du nouveau grand timonier, j'ai même entendu déclarer par un serviteur zélé, le terme de génie dans l'affaire du fiston à son papa.

Nous avions connu, en son temps, le génie des carpattes qui, après des lustres de tyranie, avait conduit ses concitoyens au dénument le plus absolu, et il semblerait bien que le nouveau"génie"à la française reprenne aujourd'hui le rôle.
Faut il s'attendre au même dénouement ?

N'étes vous pas frappé par le développement du culte de la personalité que la droite a enclenché, faisant du grand homme, avec ou sans talonette un nouveau leader maximo, un nouveau petit père des peuples, un nouveau génie des carpattes, un nouveau conducator, un culte de la personalité qui ne peut conduire qu'à une altération du jugement, à une régression de la pensée critique, à un nouveau conformisme... bref à la catastrophe.

Il semble assez évident que toute modification des modes de consultation électoraux, des modes d'organisation, des découpages ne peut être acceptable et crédible que si tout gouvernant, quel qu'il soit, passe par une commission d'experts indépendants et qualifiés, chargée de proposer ce type de projet.

Par ailleurs comme il s'agit de modifier des règles en vigueur, la moindre des choses c'est que le pouvoir, après en avoir délibéré, propose à la consultation nationale, via la voix réferendaire, ce type de projet car on ne peut accepter que ceux qui sont juges et parties puissent décider, seuls.

Les citoyens sont, en premeir chef, concernés et ne sont pas des imbéciles. Ils ont la maturité de décider des changements qui leurs semblent bons pour la démocratie, bons pour le pays.

Seulement voilà, le pouvoir actuel est la quintessence de cette volonté de mettre au pas la démocratie et tout les trucages partisans ne sont pas de trop pour développer cette volonté liberticide de faire de notre pays une nation d'esclaves zélés et dociles au service des amis de qui vous savez, de leurs bonus, de leurs stock-options, de leurs arrogance, de leur mépris.

Voulons-nous en être complices ?

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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 08:51
oui... infâme ces charters pour la guerre qui tournent le dos à la tradition de générosité et d'humanité de la République, à nous donner envie de vomir.

Le titulaire du ministère de l'infamie est bien à sa place dans son rôle de basses oeuvres.

Fallait-il s'attendre à autre chose de celui qui, après avoir déserté son poste en pleine campagne éléctorale était passé dans le camps adversaire où il a reçu ses trentes deniers, comme judas ?

D'une manière générale, ce pouvoir qui jour après jour affiche de plus en plus,  une attitude qui nous ferait penser à celle du régime de Vichy enfonce le pays tout entier dans une infamie ordinaire qu'il faut dénoncer et combattre et avec laquelle il convient de prendre des distances.

Mon sentiment, aujourd'hui comme hier, m'amène à penser que toute forme de collaboration, y compris les plus anodines en apparence, constitue une faute, tant sur le plan politique que sur le plan éthique.

Ceux qui collaborent, peu ou prou, participent à cette responsabilité nauséabonde et insupportable, et je ne saurais que trop leur conseiller de prendre, sans tarder, leur distance.

Plus que jamais la veille et la résistance citoyenne devienne un devoir et une necessité.

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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 01:16
La soit-disante réforme des collectivités locales que sont le Conseil Général et le Conseil Régional est une preuve, parmi de nombreuses autres, de l'émiettement de la République décidée par le pouvoir en place.

Il convient en effet de s'interroger sérieusement sur les raisons réelles, et non claironnées en fanfare par ce pouvoir, qui conduisent à un tel dispositif.

L'une des mesures phares avancée haut et fort c'est la réduction du nombre d'élus par 2 pour être, toujours selon ce même pouvoir, plus efficace et plus près des gens.

Comment peut-on croire un seul instant ce type d'argumentation qui revient à dire supprimons 50% des employés de chaque entreprise, y compris celle où chacun d'entre nous travaille... et chacune de ces entreprises sera plus efficace.

C'est en fait totalement absurde !

Par contre on est frappé par le caractère anti-démocratique, voir liberticide, d'un tel projet.

Cela revient en effet, à un moment ou la population française ne cesse de grandir et n'a jamais été aussi nombreuse, à un moment ou la mondialisation n'a jamais été aussi omni-présente, à un moment ou la compétition n'a jamais été aussi forte, à un moment ou les citoyens lambda n'ont jamais été aussi diplômé..., à ce moment précis, que le pouvoir décide de priver les citoyens de ce pays de participer à la vie politique de ce pays en réduisant, rappelons le, de 50% le nombre des élus territoriaux.

Pensez-vous que cela soit vraiment efficace et vraiment démocratique ?

De toute évidence il apparait que non.

On est certain que dans ces conditions seul un petit nombre d'élus, appartenant à un tout petit sérail concentrera l'essentiel des pouvoirs régionaux et départementaux et de fait perpétuera le pouvoir d'une caste de privilégiés, et de privilèges, comme c'était le cas sous l'ancien régime, avant la révolution... avant la République.

De toute évidence ce projet est totalement liberticide et représente une volonté politique, celle de revenir à un système d'avant la République.

Notre devise républicaine "liberté, égalité, fraternité" est bien evidemment bafouée car de fait, interdire aux citoyens de participer à la gestion de la chose publique est tout à fait contraire aux principes fondamentaux qui régissent la République.

Cette soit-disante réforme est profondement anti-républicaine.

La vraie réforme aurait consistée au contraire à permettre à un nombre encore plus grand de citoyens de participer à la gestion de ces collectivités et à bannir purement et simplement tout cumul de mandat, y compris en limitant drastiquement le nombre de mandat dans le même poste.

Ainsi, et seulement ainsi, on pourrait imaginer qu'on puisse enfin éviter le maintien au pouvoir d'une caste de privilégiés tout en démocratisant le plus largement possible l'exercice du pouvoir.

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 16:39
La multiplication des politiques d'injustice, des affaires en tout genre, des réformes en trompe l'oeil, tout porte à croire et à laisser penser que nous assistons depuis le début du quinquenat, à une sorte de dilapidation des principes fondamentaux de notre République qui est le bien commun de tous les Français.

A y regarder de plus près, et dans la plupart, pour ne pas dire dans quasiment tous les domaines, nous avons été et continuons à être les victimes d'une véritable escroquerie à l'échelle de la nation tout entière.

Sous prétexte de rupture, notre hyper-président, à la manière d'un Tapie en son temps, lequel a, comme par hasard, soutenu sa candidature et son projet politique,a fait une véritable OPA sur notre pays pour, à la hussarde, le transformer en "pompes à fric et privilèges" au profit de ses amis.

L'écart n'a jamais été aussi grand entre les nantis qui sont une toute petite minorité et l'immense majorité des autres français.

Les premiers s'en mettent plein les pôches, se répartissent bruyamment et ostensiblement tout ce que l'immense majorité des Français produit... à leurs profit bien sûr.

Tout laisse à penser que nous ne sommes pas au bpout de nos peines et que le pire est encore à venir.

Rarement dans l'histoire de France une telle situation s'est rencontrée, hormi les périodes de guerre et de troubles.

Le couvercle est sur la marmite. L'implosion menace et pourtant les vraies réformes ne se font pas.

Bref nous vivons une situation où tous les dangers s'amoncellent et grandissent, un peu comme dans les années précédant 1789 et peu d'entre nous s'en préocupent.

Or la situation est grave et le seul outil qui nous permettrait de trouver des solutions est en voie de destruction par l'hyper-président et ses amis.

La République est en miettes et il faudra bien que tous les hommes de bonne volonté se donnent la main pour restaurer, en le modernisant, cet outil que nos anciens avaient mis plus de deux siècles à peaufiner.

Ce sera l'objet de mes prochaines causeries.

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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /2009 08:46
L'affaire Mitterand tourne à la curée moraliste et au règlement de compte.

Je le désaprouve totalement et il convient d'être clair dans cette affaire qui risque de tourner à l'homophobie pure et dure ce qui est un danger pour la tolérance et la démocratie.

Il convient de préciser clairement que ce ne sont pas des raisons morales, mais éthiques qui conduisent à s'interroger, non pas sur l'homme mais le ministre.

Cet homme a parfaitement le droit de vivre sa sexualité comme il l'entend et c'est son affaire dès lors que sa vie ne déborde pas sur des actes choquant comme celui d'aller chercher des rapports tarifiés dans des pays de misère, car l'argent n'achète pas tout, et surement pas la dignité de ceux qui vendent leurs corps pour survivre.

C'est cela qui est choquant pour un humaniste et il n'est pas possible de l'approuver.

Quand un homme l'écrit, même dans un très beau texte, c'est très troublant.Souvenez-vous de Céline qui est un des très grands écrivains de la langue française et qui par ailleurs s'est conduit comme une crapule fachiste. L'un n'occulte pas l'autre et inversement.

L'écrivain est devenu ministre et serviteur zélé d'un hyper-président qui conduit des politiques liberticides. Il participe à un système où il y a le peuple plongé dans des souffrances de plus en plus grandes, alors que des élites bling-bling  donnent le sentiment que toute notre société a pour objet de servir les appétits décuplés de quelques nantis.

Certes on compatit aux souffrances de notre ministre de la culture, mais que sont elles à côté de celles des francais, des suicidés de France télécom et d'ailleurs, des exclus de notre société, de ceux qui sont privés d'emploi...

Bref personne n'a demandé à l'homme en question d'exprimer sa souffrance publiquement et il pouvait le faire devant un psy au lieu de vouloir, narcissime oblige, le faire sur la place publique.

Personne ne lui a demandé de soutenir comme il l'a fait un homme qui est appelé à rendre des comptes devant la justice, augmentant d'autant le sentiment chez les français qu'il y a bien une justice pour les pauvres, une autre pour les privilégiés, et c'est bien parce qu'il s'agit d'une faute politique, et non pas morale, que le ministre serait bien avisé de renoncer à ses fonctions ministérielles.

Cette affaire demeure une bombe à retardement pour l'hyper-président car c'est lui qui a nommé ce ministre et donc c'est lui qui porte in-fine la responsabilité de ce désastre politique.

Par ailleurs l'acharnement à vouloir garder son poste peut avoir comme conséquence de renforcer toutes la fureur populiste et homophobe de la partie la plus franchouillarde et la plus réactionnaire de notre pays.

Avons nous besoin de cela ?

Je pense sincèrement aujourd'hui que le courage et la responsabilité pour le ministre de la culture, c'est de jeter l'éponge pour ne pas mettre en danger ceux qui souffrent le plus par leur marginalisation sexuelle afin de ne pas compromettre durablement leur intégration pleine et entière dans une société encore très conformiste quoiqu'on en dise.


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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 16:28
Dans les affaires Hortefeux et Mitterand c'est ainsi qu'il convient, me semble t-il, de poser le problème.

Etre ministre c'est avant tout, outre faire preuve à chaque instant de sa charge, de sa capacité à poser et résoudre les problèmes et les dossiers qui sont de sa compétence.

Ainsi on peut constater que certains sont plus efficaces que d'autres, quelques uns ne sont pas efficaces du tout et ce n'est un mystère pour personne.

Il est vrai qu'avers le système du pouvoir personnel les ministres d'aujourd'hui semblent être devenus de simples exécutants d'un hyper-président qui décident de tout, tout seul, entouré de quelques conseillers qui n'ont de compte à rendre à personne, sauf à cet hyper-président... et par dessus le marché il y a de moins en moins de contre-pouvoirs.

Dans les cas cités, on peut constater qu'il y a une grande ressemblance de comportement.

L'un tient des propos ouvertement xénophobe, sur le ton de la plaisanterie quasiment franchouillarde bien sûr et donne un signal très fort à la partie de l'opinion publique qui pense en effet que les arabes, les maghrébins, dans une bouillie intellectuelle totale sont en effet collectivement des gens à problèmes, ce qui est tout simplement du racisme pur et dur.

Quand on est ministre de l'intérieur, patron de la police pour qui le délit de faciés est amplement suffisant pour s'en prendre à tous ceux qui ne sont pas de bons petits blancs, ce signal de haine aura forcément de graves conséquences sur certains policiers qui continueront à pratiquer la même xénophobie ordinaire, et tous, loin de là, ne se conduisent pas ainsi.

Merci Monsieur le ministre de légitimer la haine de ceux qui sont les plus xénophobes parmi le personnel de la police, on n'en attendait pas moins de vous.

Dans un pays vraiment démocratique vous auriez été contraint de démissioner, à juste titre.

Hélas, pas dans le pays de Nicolas, hélas.

L'autre, a imprudemment soutenu un cinéaste qui devra très probablement répondre d'actes qui se sont produits il y a plus de 30 ans.

Les faits reprochés à Roman Polanski sont ou ne sont pas vrais, à vrai dire nous n'en savons rien.

Il devra s'expliquer et convaincre les juges, et ce sera difficile après tant d'années.

On peut d'ailleurs regretter que son statut particulier lui est permis d'échapper si longtemps à la justice, et peut-être de démontrer son innocence.

Pour autant notre ministre de la culture aurait été bien avisé de maintenir un profil bas sur le plan médiatique tout en intervenant s'il le jugeait souhaitable sur le plan diplomatique.

A cette occasion certains se sont souvenus d'un livre qu'il avait écrit et dans lequel des passages pouvaient laisser penser qu'il faisait l'apologie du tourisme sexuel dans les pays émergents dans lesquels, la misère aidant, la prostitution, notamment des plus jeunes, était devenu une pratique commerciale florissante, notamment auprès des touristes nantis qui ne viennent que pour cela.

Monsieur le ministre avait sans doute pensé que son statut de privilégié lui donnait la possibilité d'exprimer cette apologie du tourisme sexuel et de ses fantasmes les plus profonds.

Il a sans doute pensé qu'il pouvait magnifier les amours tarifiés auprès de jeunes garçons du tiers-monde sans que personne ne lui reproche cette apologie d'une pratique parfaitement odieuse et parfaitement condamnable.

Hélas pour lui, l'histoire le rattrape et en effet on ne peut admettre qu'un ministre de la République puisse à un moment ou à un autre, faire l'apologie du tourisme sexuel.

Tout comme son collègue de l'intérieur il doit s'en aller car les explications il les a déjà écrites dans son livre.

Dommage d'ailleurs car il aurait peut-ëtre fait un bon ministre de la culture et il ne peut s'en prendre qu'à lui même.

Croire qu'on est au-dessus de la loi, intouchable, peut parfois réserver de sacré surprise.

Au delas du cas de ces deux ministres qui ont lourdement fauté, c'est tout le système du Président de la République  qui vascille.

Le ministre de l'intérieur c'est le gage donné à l'extrême droite française qui montre les dangers d'un flirt poussé et mortifaire, celui de la culture une prise de guerre jouissive contre la gauche en faisant d'un Mitterand un larbin d'un hyper-président de droite qui lui explose à la figure.

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