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La question mérite d'être posée, même si elle est douloureuse et qu'au fond on préfererait en être fier, en toute circonstance.
Mais seulement voilà, parfois on est ulcéré de certains évènements, de certaines décisions, de certains comportements qui déhonorent le pays dont on aimerait être fier.
Ce pays, globalement, est porteur de valeurs et de grandeurs que l'on aimerait voir présider à toutes les décisions, tous les actes que l'on attend de lui et, hélas on est loin du compte.
Et quand cela se produit, on est accablé de honte et de rage devant les gâchis qui s'ensuivent.
Je prendrai deux exemples totalement différents, mais qui illustrent ce gâchis.
Dans la dernière emission émission Cpolitique Ségolène Royal s'est laissé piégée dans le thème de l'immigration.
Elle est apparue mal à l'aise sur ce problème, comme tétanisée sur le sujet avec des positions à la remorque du nouveau politiquement correct, lui-même à la remorque de la forte pression qu'exerce le parti néo-nazi francais, via "la fifille à son papa", sur l'opinion publique.
Incapable de tirer une argumentation intelligente et progressiste sur le sujet elle s'est laissée enfermer dans une réthorique idéologique de droite, sans pouvoir riposter à tout ce que cette réthorique a d'inacceptable et de faux, provoquant dans le pays un cancer idéologique et éthique qui n'est pas sans rappeller la montée des fascismes en Europe, aujourd'hui comme hier, comme avant la seconde guerre mondiale, certains d'entre-vous n'ont peut-être pas totalement oublié son horreur, ses causalités et ses conséquences dramatiques, non seulement pour quelque uns et qui se chiffrent tout de même en millions de vies humaines, mais aussi pour tous et la quasi totalité des habitants de l'Europe et de la Russie au moins.
On aurait aimé qu'elle trouve l'inspiration dont elle est coutumière pour rappeller que les questions migratoires sont de l'ordre de chaque pays mais qu'il fallait que ces questions soient à l'avenir traitées au niveau européen, avec une vraie harmonie des dispositifs pour faire face à ce problème, dans le cadre de lois, d'accords, de règlements qui constitueraient un socle pour des procédures humaines et justes de ces réalités complexes.
On aurait aimé aussi qu'elle insiste sur la réalité démographique de l'Europe dont le solde de croissance ne permet pas d'envisager un remplacement des populations actuelles, donc des actifs, donc des cotisants et au contraire l'augmentation en nombre et en espérance de vie des retraités qu'il faudra financer et que dans ces conditions pouvoir bénéficier de mouvements migratoires positifs sera une chance pour nos sociétés, pas une calamité comme le populisme de droite essaie de le faire croire.
On aurait aimé qu'elle rapelle combien de communes rurales recherchent désespéremment des professionnels, notamment dans le domaine de la santé, et qu'elles sont heureuses quant des travailleurs immigrés tels que infirmières, médecins, dentistes ou maçons acceptent de nous apporter leurs talents et leurs compétences, permettant ainsi de ne pas prendre de plein fouet les décisiopns ultra-libérales consécutives à la pensée de droite qui préside à la casse sociale et économique dont le pays est la victime...pendant que les amis du petit nicolas s'en mettent plein les pôches.
On aurait aimé aussi qu'elle attire l'attention sur les dangers de ces thématiques purement idéologiques qui ne règlent rien et ne posent même pas les vrais problèmes en illustrant sa démonstration par les discours de Platon, notamment le mythe de la caverne qui laisse apparaitre que l'ombre des choses, la face fausse et qu'il faut aller plus loin pour découvrir la vraie réalité, la vérité étant toujours différente de l'apparence trompeuse des choses, ce que font méthodiquement la droite et l'extrême droite pour, disons-le crument, nous faire prendre les vessies pour des lanternes... et le pire c'est que ça marche plus souvent qu'on ne le croit.
Bref j'aurais aimé, en ce domaine que Ségolène brandisse clairement la pensée républicaine de gauche car ce n'est pas, sous la pression de l'idéologie de droite qu'elle pense, qu'en lavant plus blanc que blanc, elle ralliera des électeurs.
Courir après des thématiques répugniantes ne sert à rien en terme de stratégie politique, l'exemple du petit nicolas le démontre tous les jours, et en plus on risque d'y perdre son âme et son éthique.
L'autre illustration est de tout autre nature et s'inspire de l'actualité judiciaire amienoise.
En effet qu'elle n'a pas été ma surprise de découvrir comment le tribunal d'Amiens a jugé, au nom du peuple français(sic), les cinq prévenus de l'affaire d'Amiens qui avait vu un ministre de l'intérieur suspendre trois policiers qui, après une soirée de beuveries avaient tenu des propos xénophobes, racistes, puis, abusant de leur statut de policier,avaient fait des pressions sur les témoins de l'affaire.
Au cours de l'enquête il était clairement apparu les références au white-pouvoir, à la france de pétain, au parti frontiste, avec des saluts fachistes, les cris nazis, en particulier ceux des ss, et autres facécies plus immondes les unes que les autres.
La qualité de policiers, l'un étant même le patron de la bac locale aurait d'ailleurs du conduire les magistrats à une sévérité encore plus grande, car les serviteurs de l'état qui bénéficient déjà d'une garantie de l'emploi se doivent d'être d'une rigueur morale et professionnelle sans faille, ce dont manifestement on est très loin dans cette affaire, hélas.
A la stupéfaction générale la cour a décidé d'élargeur les prévenus sauf le chef de la bac qui a écopé d'une amende de 1000 euros.
Ce jugement constitue un choc à la hauteur de celui de l'affaire d'Outreau et il est impossible de le comprendre à moins d'imaginer qu'une certaine justice se complet à se mettre à la remorque du pouvoir comme ce type de comportement est récurent dans ce corps d'état si particulier.
N'oublions pas, toute comparaison mise à part d'ailleurs, qu'il s'est toujour trouvé des juges complaisants pour envoyer à la mort, dans des procès truqués, de vrais resistants, de vrais patriotes, de vrais citoyens au profit de politiques pratiquant la collaboration, ou bien comme dans l'affaire d'Outreau par manque de travail, par mépris envers le peuple et par esprit de caste accrochée à ses privilèges.
Ce type de fonctionnement de la justice me fait honte pour ce pays qui mérite mieux que cela et a qui on souhaite une justice juste, impartiale, qui sache appliquer la loi, quelque soit les prévenus assis sur le banc des accusés, qu'ils soient adolescents maghrébins ou policiers xénophobes et racistes.
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