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Dans la partie qui traitait de l'émission "C politique", citée comme un exemple, il est bien évident que mon sentiment est d'éprouver une certaine gêne quand des politiques se laissent pièger dans une sorte de course à l'échalotte, et semblent courir après les idées nauséabondes de la droite alors qu'il faut les dénoncer clairement, y compris si elles semblent devoir souffrir d'une montée d'idéologie de type fascisant à laquelle il ne faut pas contribuer, de loin ou de près.
Dénoncer les positions ultra-nationalistes et disons-le clairement fascistes de l'extrême doite à qui la droite emboite le pas pour des raisons électoralistes, me semb le une exigence morale et politique évidente, d'autant que ces positions sont uniquement idéologique et ne correspondent en rien aux problèmes posés pour lesquels il existent au contraire des arguments pragmatiques forts comme ceux que j'ai évoqués dans la précédante chronique.
Et c'est sur ces arguments forts à tout point de vue qu'il faut faire porter le débat, pas sur l'idéologique, la démagogie et le fantasme, terrains sur lesquels la gauche ne peut pas laver plus blanc que blanc sans apparaitre comme à la remorque de la"fifille à son papa", à ses amis... et à ses imitateurs, piège mortel qu'il faut impérativement éviter.
Cela ne concerne pas seulement Ségolène, mais tout ceux qui à Gauche, sous prétexte de modernité, d'électoralisme et de popularité se laisse gagner par cette facilité mortelle pour eux et pour la Gauche.
Souvenez-vous de la leçon de l'histoire lorsque Mitterand, à la veille des présidentielles déclarait vouloir supprimer la peine de mort, contre l'opinion publique, le peuple de Gauche étant d'ailleurs d'accord avec lui dans son immense majorité.
Il a eu l'intelligence de proclamer une intention qui a d'ailleurs contribué à le faire élire car l'opinion publique a été sensible à sa prise de position clairement à gauche,sans se mettre à la remorque de la droite, sans se renier et en définitive cette mesure reste pour moi la mesure emblématique de son premier septennat, quelque soit par ailleurs son bilan.
J'aimerai aussi, sur les questions de migration rappeller que notre pays a la chance d'avoir un taux de natalité qui la place en tête des pays européens.
Utilisons cette chance pour la transformer socialement en facteur positif sur ces problèmes migratoires.
Ce qui nourrit l'afflux de populations dans un pays ce sont d'une part le manque d'espérance dans les pays d'origine, les besoins économiques et sociaux dans les pays d'accueil.
Le rôle des politiques est de penser le problème dans ces deux composantes.
Comment, au dela du blabla habituel, contribuer à construire des espérences dans les pays d'origine, et tout reste à faire et la Gauche doit travailler la chose et proposer des pistes créatives et efficaces.
Comment également traiter les problèmes économiques et sociaux dans notre pays d'autant que les politiques ultra-libérales contribuent, jour après jour à détruire une machine au seul motif de la loi du marché et de la loi du plus fort.
Ou est la vraie politique en faveur de la jeunesse pour laquelle l'école doit être obligatoire dès 3 ans pour permetre à 6 ans une intégration à l'école primaire mieux réussie et plus juste ?
Comment rendre l'école plus juste et plus éfficace au lieu de donner des primes aux recteurs d'académie qui suppriment à tour de bras des postes d'enseignants ?
Comment mieux intégrer nos jeunes dans la vie sociale en proposant par exemple le droit de vote à 16 ans alors qu'à 12 ans on proclame leur responsabilité pénale ?
Ce ne sont bien sûr que des exemples parmi d'autres, mais il faut que la Gauche travaille sur ces questions, avec créativité et témérité, sur une pensée de Gauche, des valeurs de Gauche...sans se mettre à la remorque de la droite par faute de travail, d'imagination et de confiance dans la capacité de nos concitoyens à réflêchir et à murir sur des problèmes fondamentaux pour l'avenir de nos sociétés.
Le manque d'ambitions, le manque de créativité, le manque d'éthique, le conformisme, la peur de perdre ont contribués à lisser la Gauche, à lui faire perdre son âme et sa vigueur.
C'est cela qu'il faut retrouver pour séduire à nouveau des concitoyens à la dérive qui pensent que la Gauche et la droite, c'est la même chose et que seule le parti de l'indignité nationale peut contribuer à sortir de cette situation, alors qu'il n'en n'est rien, bien au contraire.
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